Sel alternatives amoseeds specialiste des super-aliemnts Bio (3)

Sel : faut-il vraiment s’en méfier ? Alternatives et conseils

Le sel est souvent critiqué, mais doit-on vraiment l’éliminer ? Rôle du sodium, quantité idéale, différences entre les sels et alternatives via les super-aliments bio : voici comment trouver le bon équilibre sans sacrifier le goût.🧂
Par Anaïs MARANDEL, Diététicienne Nutritionniste
9 minutes
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Le sel est omniprésent dans notre alimentation et fait régulièrement l’objet de débats, entre recommandations strictes et idées reçues. Beaucoup souhaitent en réduire la consommation sans pour autant renoncer au plaisir de manger. L’enjeu n’est pas de l’exclure, mais de mieux comprendre son rôle, d’ajuster la quantité, de s’intéresser à la qualité et d’explorer des alternatives gustatives, notamment via certains super-aliments Bio.

Sommaire

LE SEL : POURQUOI FAIT-IL AUTANT DÉBAT ?

Sel alternatives amoseeds specialiste des super-aliemnts Bio (3)

Un ingrédient ancien au cœur de nos habitudes

Le sel est utilisé depuis des millénaires pour conserver les aliments, bien avant l’apparition des réfrigérateurs. Le salage permettait de prolonger la durée de conservation des viandes, poissons ou légumes en limitant leur altération.


Aujourd’hui, s’il reste utilisé dans certaines méthodes de conservation, le sel est surtout apprécié pour son rôle dans l’assaisonnement et l’équilibre des saveurs.


Il est également très utilisé dans l’industrie agroalimentaire : environ 70 % du sodium ingéré proviendrait des aliments transformés, et non du sel ajouté à table. Cela explique pourquoi l’excès de sel est si répandu et parfois difficile à maîtriser uniquement par la cuisine maison [1].

Entre diabolisation et messages contradictoires

Si le sel est aussi répandu, il est aussi régulièrement pointé du doigt. Les discours autour de sa consommation sont parfois simplifiés, voire anxiogènes.


En réalité, les recommandations de limitation concernent surtout les apports excessifs en sodium, associés à une augmentation du risque d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires chez certaines personnes [2]. Ce n’est donc pas le sel en soi qui pose problème, mais sa consommation excessive et répétée.

COMPRENDRE LE RÔLE DU SEL

Sel alternatives amoseeds specialiste des super-aliemnts Bio (3)

Un ingrédient structurant en cuisine

Le sel ne sert pas uniquement à “saler” un plat. Il joue un rôle central dans l’équilibre gustatif, en révélant les arômes, en atténuant certaines amertumes et en renforçant la perception des saveurs.

Il intervient également dans de nombreuses préparations culinaires : cuisson des pâtes ou des légumes, fermentation, panification… Son usage dépasse largement la simple touche finale d’assaisonnement.

Le rôle physiologique du sel

Au-delà de son usage culinaire, le sel joue un rôle physiologique essentiel grâce au sodium, son principal composant. Ce minéral indispensable intervient dans plusieurs fonctions clés de l’organisme, il [3] :


  • contribue à la régulation des liquides entre les cellules et le sang, participant ainsi au maintien de l’équilibre hydrique ;
  • intervient dans la transmission des signaux nerveux ;
  • participe à la contraction musculaire, y compris celle du muscle cardiaque ;
  • contribue à la régulation de la pression artérielle ;
  • aide à maintenir le bon équilibre du pH dans l’organisme.

💡À titre indicatif, 1 g de “sel de table” contient environ 400 mg de sodium, le sel étant composé d’environ 40 % de sodium et 60 % de chlorure.

QUALITÉ, QUANTITÉ : OÙ SE SITUE L’ÉQUILIBRE ?

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Tous les sels se valent-ils ?

Sur le plan chimique, tous les sels sont principalement composés de chlorure de sodium. Cela signifie que leur teneur en sodium reste globalement similaire.


🧐Quelles différences dans ce cas ? Elles portent surtout sur leur :

  • origine (mer ou gisements souterrains),
  • degré de raffinage,
  • éventuel enrichissement en iode.

Plus concrètement, de ces différences découlent principalement trois grandes familles que l’on retrouve dans le commerce :

  • Le sel marin : récolté dans les marais salants par évaporation de l'eau de mer (ex : Fleur de sel, gros sel gris). Il peut être raffiné ou non.
  • Le sel gemme (ou de terre) : extrait de mines souterraines issues de mers disparues il y a des millions d'années (ex : le célèbre sel rose de l’Himalaya).
  • Le sel raffiné (ou sel de table) : généralement extrait de mines (saumure), il est purifié industriellement pour ne garder que le chlorure de sodium. On lui ajoute souvent des anti-agglomérants pour qu’il reste fluide dans la salière.

En résumé, quel que soit le type de sel choisi, le minéral majoritairement présent reste le sodium. C’est donc surtout la quantité de sel consommée qui doit retenir l’attention d’un point de vue nutritionnel.


💡Cas particulier : le sel iodé est enrichi en iode, un oligo-élément essentiel au bon fonctionnement des hormones thyroïdiennes [4].Cet enrichissement a été mis en place dans de nombreux pays afin de prévenir les carences en iode, qui pouvaient autrefois entraîner des troubles sévères du développement, dont des formes graves historiquement appelées crétinisme. Aujourd’hui, grâce à l’iodation du sel, ces situations sont devenues rares dans les pays industrialisés.

Comment savoir si je consomme trop de sel ?

Les recommandations actuelles suggèrent un apport satisfaisant d’environ 1 500 mg de sodium par jour, avec une limite maximale de 2 300 mg par jour (soit 3,75 g à 5,75 g de sel) afin de préserver la santé cardiovasculaire [3].


Les principales sources sont [3] :

  • le sel de table,
  • les condiments et sauces,
  • la charcuterie,
  • le fromage.

Le sel est consommé en trop grande quantité lorsque plusieurs aliments riches en sodium sont cumulés au cours de la journée. Ce n’est pas un aliment isolé qui pose problème, mais l’addition répétée de produits salés, souvent issus de l’alimentation transformée.


🔎À titre indicatif, un produit est considéré comme riche en sel au-delà de 1,5 g pour 100 g.

QUELLES ALTERNATIVES AU SEL TRADITIONNEL ?

Adopter les bons réflexes pour limiter le sel

Pour mieux contrôler ses apports en sel, il est recommandé de :

  • lire attentivement les étiquettes nutritionnelles (ligne “sel” ou “sodium”),
  • comparer les produits entre eux,
  • privilégier une alimentation à base d’ingrédients bruts,
  • éviter de resaler les plats sans avoir goûté.

Miser sur les super-aliments Bio pour enrichir les saveurs

Si l’on souhaite réduire ses apports en sel, que ce soit par choix personnel ou dans un contexte médical, il est possible de préserver le plaisir gustatif sans augmenter l’apport en sodium. Plutôt que de supprimer le sel, mieux vaut explorer d’autres dimensions du goût : umami, acidité, amertume ou texture. Certains super-aliments Bio offrent ainsi des profils aromatiques intéressants :

LES ÉPICES / CONDIMENTS

GINGEMBRE BIO




  • Goût frais et citronné, saveur piquante et légèrement sucrée, sensation chaleureuse en bouche.

CURCUMA BIO




  • Saveur chaude et légèrement poivrée, notes terreuses, subtile amertume.

AIL NOIR BIO




  • Goût doux, saveur umami.

LES POUDRES DE CHAMPIGNONS

HERICIUM BIO




  • Goût doux, légèrement sucré.

CHAGA BIO




  • Goût légèrement boisé.

MAÏTAKÉ BIO




  • Goût doux, légèrement sucré.

L’objectif n’est pas de remplacer le sel, mais d’élargir la palette gustative pour dépendre moins exclusivement du goût salé.

COMMENT RÉDUIRE LE SEL SANS FRUSTRATION : CONSEILS PRATIQUES

Ajuster progressivement ses habitudes

Réduire le sel doit idéalement se faire progressivement. Notre organisme s’habitue à cette saveur très présente, parfois presque “addictive”.


⏳Bonne nouvelle : le palais s’adapte ! Il faut en moyenne 8 à 12 semaines pour que la préférence pour les goûts très salés diminue [5]. Avec un peu de patience, les papilles gustatives finissent par apprécier des saveurs plus naturelles.

Réduire le sel grâce aux épices, herbes et alternatives savoureuses

Il est difficile et peu pertinent sur le long terme de bannir totalement le sel de son alimentation. Le sodium reste un nutriment nécessaire : l’enjeu est donc d’éviter les excès et de trouver un juste équilibre, en ajustant les quantités sans tomber dans une restriction inutile.

Anaïs Marandel Diététicienne Nutritionniste

Anaïs MARANDEL Diététicienne Nutritionniste

Diététicienne diplômée et formée en cuisine, Anaïs allie expertise nutritionnelle et savoir-faire culinaire pour créer et développer des compléments alimentaires et super-aliments Bio chez Amoseeds. Animée par sa passion pour la cuisine et le bien-être, elle met son expérience au service des consommateurs afin de leur proposer des solutions naturelles, efficaces et accessibles au quotidien.

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NOS EXPERTS RÉPONDENT À VOS QUESTIONS

Faut-il complètement supprimer le sel de son alimentation ?

Non. Le supprimer le totalement est ni nécessaire ni réaliste sur le long terme. L’enjeu concerne surtout la quantité consommée et la place des aliments transformés dans l’alimentation. Comme souvent en nutrition, il s’agit davantage de trouver un équilibre que d’opter pour une suppression totale.

Les sels réduits en sodium sont-ils une bonne alternative ?

Oui, ils peuvent être utiles en cas de réduction médicale du sodium. Toutefois, le sodium est généralement remplacé par du potassium. En cas de troubles rénaux ou de traitement spécifique, un avis médical est recommandé avant utilisation.

Vaut-il mieux choisir du sel de roche ou du sel de mer ?

Sur le plan nutritionnel, il n’y a pas de différence majeure : tous deux sont principalement composés de chlorure de sodium. Le choix relève surtout de la préférence gustative ou du mode de production. L’essentiel reste la quantité totale consommée

Pourquoi a-t-on soif après un repas trop salé ?

Un excès de sel augmente la concentration de sodium dans le sang. Pour rétablir l’équilibre hydrique, l’organisme déclenche la sensation de soif afin d’inciter à boire davantage. C’est un mécanisme naturel de régulation.

RÉFÉRENCES

[1] Sodium in Your Diet - Use the Nutrition Facts Label and Reduce Your Intake - 2024

[2] Wang, Yi-Jie et al. “Dietary Sodium Intake and Risk of Cardiovascular Disease: A Systematic Review and Dose-Response Meta-Analysis.” Nutrients vol. 12,10 2934. 25 Sep. 2020

[3] ANSES - Avis relatif aux apports alimentaires en sodium et en sel. Actualisation des repères nutritionnels.

[4] Règlement (UE) n°432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires

[5] Karanja, Njeri et al. “Acceptability of sodium-reduced research diets, including the Dietary Approaches To Stop Hypertension diet, among adults with prehypertension and stage 1 hypertension.” Journal of the American Dietetic Association vol. 107,9 (2007)

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